Pages

Subscribe Twitter Facebook

jeudi 4 mai 2017

Tibet

Mariage bouddhiste 

Les bouddhistes rappellent volontiers que Bouddha lui-même était marié. Le rituel tibétain commence avec une date de mariage qui doit être fixé à un moment favorable du calendrier lunaire. Le jour venu, il se déroule dans la grande salle du temps et consiste surtout en la récitation de prière afin de recevoir des bénédictions du bouddha. Ensuite, le couple est béni par le lama avec de l'eau safranée. En s'offrant mutuellement de la nourriture, les jeunes mariés s'offrent la compassion, l'amour et la joie. En s'offrant de l'alcool, il s'offre la sagesse et la connaissance. 

Symbole d'équilibre et de longue vie du couple, une écharpe de soie (kata) leur est remise. Elle peut être blanche ou de cinq couleurs représentant les cinq éléments. Enfin, le lama place autour de leur cou un cordon de bénédiction. 

mardi 4 avril 2017

Québec

Montréal

Les coutumes entourant le mariage se transmettent par la tradition familiale. Elles se transforment au gré des échanges ou des emprunts faits entre les classes sociales, entre les milieux de provenance et entre les groupes ethniques.
La singularité et l'authenticité des vêtements faits à la main gardent un cachet d'originalité et de respect de la tradition qui les distinguent des articles de facture commerciale. C'est pourquoi on attache une valeur particulière et une grande importance à la beauté de tous les éléments composant le trousseau de mariage. Le trousseau représente la contribution matérielle de la future mariée au patrimoine familial.
Le coffre d'espérance est fabriqué par les hommes de la maison pour ranger tous les vêtements et linges de maison du trousseau de mariage. Ce coffre joue un rôle prépondérant dans la vie de la future épouse. Il est le gardien de ses trésors. Des années plus tard, les coffres sont remplacés par de grosses valises, parfois doublées de cèdre. Cette malle que l'on nomme encore nostalgiquement "coffre de cèdre" devient désormais un rangement pour les vêtements de saison ou pour les vêtements de grandes occasions, mariages ou baptêmes.

À partir du moment où un prétendant fait son entrée en scène, la jeune fille doit discrètement lui laisser savoir qu'elle l'invite à la courtiser. Les fréquentations ne se font que certains soirs sous l'oeil vigilant d'un chaperon. Si la maison paternelle était autrefois le lieu des fréquentations, les lieux publics (salles de danse, de cinéma, etc.) abritent de plus en plus l'apprentissage des relations amoureuses.
La bague de fiançailles est le gage d'honneur et de fidélité que le jeune homme offre à l'élue de son coeur. Elle représente le lien qui unit, par voie de promesse solennelle, les futurs époux, en même temps qu'elle est un signe tangible, pour la communauté, du projet de mariage entre les deux jeunes gens. La bague se porte à l'annulaire de la main gauche. Il arrive que la fiancée offre, elle aussi, un présent à son prétendant. Si, par malheur, les fiançailles étaient rompues, la jeune fille devait rendre la bague à l'amoureux éconduit. On dit alors qu'elle lui rendait ses "gages". Généralement, au moment des fiançailles, on dévoile la date du mariage.

Le mariage permet à la jeune fille de changer de statut social. Un tel passage est souligné par diverses réceptions dont le shower. Cette pratique d'origine américaine où les amies, proches parentes et collègues de travail de la future épouse se réunissent, expriment la solidarité féminine et mettent la future mariée en vedette. Au cours de cette fête, strictement féminine, le groupe d'amies de la jeune fille vient lui faire ses adieux et l'assurer de son amitié fidèle. Chacune des invitées apportera un petit présent pour compléter le trousseau. La future mariée arrive la dernière. Le shower est une fête souvent comparée à l'enterrement de vie de garçon du futur époux. Le but de la soirée est le même mais la façon de procéder diffère totalement. Ces réunions de jeunes gens ont donné lieu à des extravagances qui auraient dérapé au point de tomber dans le vulgaire et le grossier.
La robe de mariée, que la jeune fille ne portera qu'une seule fois, est la concrétisation de son plus grand rêve, de l'image qu'elle s'est créée dans son univers de féerie. Elle exprime par le choix du modèle, du style, du tissu et des accessoires sa conception de la beauté et ses goûts. Le jour de son mariage, la jeune fille désire être la plus belle. La communauté adhère à cette perception parce que, par le rite du mariage, la jeune fille endosse son nouveau statut de femme et son rôle d'épouse et de future mère.
Le bouquet de fleurs de la mariée est un cadeau généralement offert à la future épouse par son fiancé. Les fleurs symbolisent d'abord la fécondité.
Le marié porte une fleur à la boutonnière. Cette boutonnière est assortie aux fleurs du bouquet de la mariée. Les parents des mariés portent aussi des corsages et des boutonnières. L'église est généralement décorée de fleurs, ainsi que la table d'honneur à la réception.

Parfois, la jeune fille demande la bénédiction paternelle, que son père la bénisse une dernière fois comme son enfant, avant qu'elle ne quitte la demeure familiale. La jeune fille arrive normalement la dernière à l'église. Elle monte l'allée au bras de son père, d'un pas lent et mesuré. Elle est habituellement précédée de la bouquetière. La présence d'une jeune enfant souligne la force de la vie nouvelle, Les fleurs qu'elle porte représentent la fécondité. À l'avant, l'élu de son coeur l'attend. Le rite nuptial bénit les époux et les unit par les liens sacrés du mariage. L'échange des anneaux, bénis par le célébrant et la jonction des mains sont, aux yeux des assistants, des marques du consentement des époux. Ils sont donc mari et femme pour la vie, devant Dieu et devant les hommes et s'unissent dans le traditionnel baiser des nouveaux époux.

Les nouveaux époux sortent de l'église suivis du cortège bien orchestré des familles, au son des cloches qui annoncent à toute volée le nouveau mariage. Ils sont ensuite arrosés d'une pluie de riz ou de confettis, une ancienne coutume visant à stimuler la fertilité des nouveaux mariés et à leur porter chance. Un concert de klaxons ponctue ensuite le déplacement du cortège. Ce sont les parents de la mariée qui payent la note de frais de la réception où on scelle l'union par un repas ou un banquet. Le repas de noce consiste à boire et manger ensemble pour marquer socialement l'union des deux époux, leur appartenance aux deux groupes familiaux et pour souligner de façon manifeste leur nouveau statut au sein de la communauté.
Le gâteau de noce est un élément clé; il doit être suffisamment gros pour que chacun en ait une portion. Il est le symbole de fertilité. Il est souvent orné de motifs ou de petits accessoires représentant un couple miniature, des colombes, des fleurs ou des cloches, tous des éléments symboliques du mariage et des rites de fertilité. Le gâteau est traditionnellement coupé par les nouveaux mariés, tenant ensemble le couteau. Il s'agit, encore là, d'un rite de fertilité. Le lancer du bouquet de la mariée est un autre moment très apprécié de la réception de mariage. Selon la croyance populaire, la célibataire qui attrape le bouquet de la mariée se mariera dans l'année. Dans certaines familles, le bouquet de la mariée est gardé pour faire faire un chapelet avec les pétales des fleurs. Certaines communautés religieuses se spécialisent dans cet art.D'autres vont préférer laisser leur bouquet en offrande sur l'autel de la Vierge afin de s'assurer bonheur et fertilité.

samedi 4 mars 2017

Mauritanie

En milieu Maure

La cérémonie de mariage :

La cérémonie de mariage commence d’habitude par sept youyou pour propager la nouvelle parmi les gens. Ensuite les youyou et les chants continuent, les tam-tams résonnent ! La femme porte un voile en guinée (bleu nuit) le jour de ses noces. On dit que la femme divorcée ne tresse pas les cheveux de la mariée de crainte qu’elle ne soit divorcée comme elle. Elle doit être coiffée par une femme qui vit la stabilité avec son mari !

La dissimulation de la mariée : 

Pendant les jours de noces, compris entre trois et sept jours, les amies de la mariée essaient de l’enlever et de la cacher dans un endroit inconnu du marié et de ses camarades. Par crainte de cela, les amis du marié maintiennet une étroite surveillance et surveillent la mariée. Des tentatives sont effectuées pour enlever la mariée, émaillées d’une lutte acharnée opposant les amis du marié et les copines de la mariée. Quand ses copines réussissent à enlever la mariée, elles la cachent. Puis le marié et ses amis commencent à la chercher partout. Cette recherche peut durer deux ou trois jours.

La rentrée de la mariée chez ses beaux-parents :

Quand la mariée est amenée chez ses beaux-parents elle pleure beaucoup et fait semblant de vouloir partir ! D’habitude, elle apporte beaucoup de mobiliers, de cadeaux de valeur et d’objets divers. La femme distribue ces présents à tous les parents proches ou lointains de son mari. Les mères se vantent de la quantité et de la valeur qu’elles envoient aux beaux-parents de leurs filles. Durant les premiers jours chez ses beaux-parents, la femme reste masquée ne montrant son visage à personne, parlant à voix basse et refusant de manger et de boire sauf après beaucoup de prière et d’insistance.

Dans l’ancienne société, la femme passait une année avec ses beaux-parents avant d’aller sous sa propre tente. Cette habitude se rarifie dans la société mauritanienne moderne car la femme va dans la maison du mari la première nuit de noces et devient maitresse de ceans dès le premer jour!".

samedi 4 février 2017

Japon

Traditionnellement, la date d'un mariage est toujours fixée après consultation du calendrier chinois qui indique les jours fastes et les jours néfastes. Un mariage ne devrait donc être célébré qu'un jour faste ("dai-an", "tai-an"). En théorie, le mariage est au Japon d'une simplicité extrême. Légalement, il suffit en effet que les deux époux remplissent une déclaration de mariage ("kon-in-todoke"), sur laquelle doit être apposé le sceau de deux témoins, et de la déposer à la mairie de leur domicile. Ce document sera enregistré par un fonctionnaire de la mairie et le mariage validé immédiatement sans aucune cérémonie. 

Rares sont cependant ceux qui se contentent de cette simple et bien peu romantique formalité. C'est alors que le Japon déploie tous ses fastes dans des cérémonies de mariage souvent extravagantes et déroutantes pour beaucoup d'Occidentaux. Le mariage se déroule en deux parties : la cérémonie religieuse et la réception. L'enregistrement du mariage à la mairie peut avoir lieu avant ou après la cérémonie religieuse et la réception mais la cérémonie religieuse a lieu le même jour que la réception.

La cérémonie religieuse
Traditionnellement, la cérémonie de mariage se déroule suivant le rite shintoiste ("shinzen shiki"), la religion du Japon depuis ses origines, dans un sanctuaire. Un des sanctuaires les plus célèbres du Japon après celui d'Ise, est celui d'Atsuta, à Nagoya. Mais la tradition n'est pas toujours respectée et bien souvent, les jeunes couples préfèrent se marier suivant le rite chrétien et plus particulièrement le rite catholique... Il ne s'agit alors que d'une bénédiction mais la cérémonie a lieu dans une église en présence d'un prêtre. Le mariage à l'église n'est en rien limité aux rares croyants, mais est nimbé d'une aura de romantisme d'où est exclu tout sentiment religieux. Au cours du mariage "devant témoins" ("jinzen shiki"), les jeunes mariés se promettent fidélité et assistance devant les personnes présentes à la cérémonie. Ce type de mariage qui semble revenir à la mode, a ses racines dans le Japon traditionnel où la communauté jouait encore un rôle important. Le mariage selon le rite bouddhique ("butsuzen shiki") est peu répandu (le Bouddhisme est réservé généralement aux funérailles), mais existe cependant.

La réception
Les réceptions de mariage (hirôen) au Japon revêtent le plus souvent un faste qui n'a d'égal que leur coût, exhorbitant. Nagoya et sa région sont célèbres pour leurs cérémonies particulièrement fastueuses, voyantes et coûteuses. Les réceptions de mariage de célébrités du monde du spectacle peuvent se monter à des centaines de millions de Yen... Il semblerait cependant que depuis le début de la crise économique, une certaine retenue ait commencé à s'exercer dans l'industrie du mariage nippon. La réception a lieu en général dans un établissement réservé exclusivement à cet effet, et dans lequel voisinent une chapelle pour les adeptes du mariage chrétien et un sanctuaire pour ceux du mariage shintoiste. Les grands hôtels offrent aussi ce genre de service. Récemment, de plus en plus de jeunes couples décident de se marier à l'étranger (souvent à Hawai) car le prix d'une telle cérémomie se révèle inférieure à celui d'un mariage célébré au Japon.

Le coût d'un mariage à Nagoya se monte en moyenne à 2 000 000 Yen pour une réception de 70 personnes. Sont inclus dans ce prix, la cérémonie religieuse, la restauration, la location de vêtements (robe(s) et kimono de la mariée, costume(s), smoking du marié), maquillage et coiffure (perruque avec le kimono) de la mariée, fleurs, photos, cadeaux de remerciement aux invités. Avant de pénétrer dans la salle de réception, ceux-ci déposent leur cadeau à la "réception" ("uketsuke"), tenue par des proches ou des amis des mariés. Ce cadeau est la plupart du temps de l'argent liquide glissé dans une enveloppe spécialement destinée à cet effet. Il est bon de savoir que très souvent cet argent sert à payer les frais de la réception et donc que les jeunes mariés n'en profite pas. Rien n'empèche cependant d'offir un objet (non négociable) si l'on tient à ce que son cadeau parvienne à son destinataire. Si l'on offre de l'argent, il ne faut pas que la somme soit divisible par deux (la division est symbole de séparation) et les billets doivent être neufs. On les sort de la banque spécialement à cet effet. On dit aussi qu'il est préférable d'éviter d'offrir de la vaisselle qui peut se briser car ce serait alors le symbole d'une rupture dans le mariage.

Durant la réception, les mariés sont assis à une table posée sur une estrade derrière laquelle est déployé un paravent doré, signe de bonheur et d'opulence. La mariée est assise à la gauche de son mari et le jeune couple est entouré par les "intermédiaires de mariage" ("nakôdo"). Au cours de la réception, la jeune mariée change plusieurs fois de tenue ("o-ironaoshi"), passant du kimono de mariage à la robe "romantique" (le style Scarlett O'Hara est très prisé), à la robe blanche de mariée occidentale. Ces vêtements, qui valent une fortune, ne sont en général pas achetés mais loués (à peu près 200 000 Yen) pour les quelques heures que dure la réception.
Une mention spéciale pour le kimono blanc de mariage, "shiromuku". Il faut tout d'abord préciser que la couleur blanche est réservée exclusivement aux kimono de mariage ou à ceux dont on revêt un défunt dans son cercueil. Le "shiromuku" est doté d'une sorte de capuchon, censé dissimuler les cornes du diable, qui sont les attribus évidents d'une femme. Quant à la couleur blanche, elle n'est en rien symbole de virginité comme en Occident. En effet, le kimono blanc de mariage, qui ne porte pas l'emblème de la famille de la jeune femme, permet à celle-ci de quitter sa famille d'origine et d'entrer "nue" dans sa nouvelle famille dont elle pourra revêtir alors l'emblème. Il ne faut pas oublier qu'au Japon, le femme qui se marie est traditionnellement censée rompre les liens avec sa famille d'origine, pour entrer dans la famille de son mari dont elle devient l'enfant. La réception se déroule au son de nombreux discours délivrés par certains invités de marque qui ont été distingués à cet effet. A la fin de la réception, les invités repartent avec des "cadeaux de remerciements" ("hikidemono") offerts par le jeune couple. Ces cadeaux comprennent, entre autres choses, un cadeau destiné à être consommé (gàteaux) et un cadeau destiné à rester comme souvenir de ce jour de bonheur : assiettes à dessert, tasses, verres, bols, plateaux en laque, vases se retrouvent souvent parmi les objets offerts.

mercredi 4 janvier 2017

Inde

L'Hindouisme considère le mariage comme sacré. Un dieu hindou a toujours une épouse. Shiva ne se trouve jamais seul au temple ; Parvati, sa contrepartie, l'accompagne. Ils sont souvent représentés sous forme de double symbole sexuel. L'amour physique est sublimé. On a toujours recommandé la monogamie, mais un homme dont la femme est stérile peut prendre une seconde épouse sans que sa réputation en souffre.Seuls les rois et les chefs étaient presque invariablement polygames. 

Ce sont les parents qui choisissent les conjoints de leurs enfants selon des critères objectifs tels que caste, situation sociale, horoscope, dot (maintenant interdite par la loi, un fardeau écrasant pour qui mariait sa fille). Les futurs époux sont cependant libres d'accepter ou de refuser et, de plus en plus, ils influencent le choix des parents. Les rites matrimoniaux se célèbrent le soir. L'heure est fixée par de savants astrologues. Les rites prénuptiaux se déroulent sans interruption durant trois jours et continuent d'autant après la cérémonie. Tambours, flûtes, cymbales, chants populaires mélodieux) accompagnent les filles et les femmes allant de temple en temple en saris chatoyants et voiles colorés pour attirer la bénédiction divine sur les jeunes époux. 

La famille indienne continue d'être une grande famille comprenant oncles, tantes, cousins, et tous sont consultés. Le lien matrimonial est indissoluble une fois qu'on a fait les sept pas, rite prescrit par la cérémonie nuptiale. Le divorce est considéré comme le pire échec. La femme, dans l'optique indienne, a toujours été très honorée et estimée, contrairement à l'impression qu'ont les occidentaux. La tradition lui réserve une place de choix. Sans doute, son éducation est moins poussée. La femme orthodoxe marche derrière son mari et ne s'assied pas à sa table. La fillette est moins appréciée que ses frères dont elle s'occupe affectueusement, mais ce serait une erreur de croire que la femme indienne est asservie. 

Cependant, bien que considérée comme l'égale, elle est soumise à son mari et surtout à sa belle-mère qui régente toute la maisonnée. Elle conquerra toute sa dignité lorsqu'elle sera mère, surtout d'un fils. Les fils ayant grandi et pris une épouse choisie par les parents, elle aura mainmise sur tout et tous, filles et belles-filles en particulier. Mais, en attendant, interdiction d'élever la voix en présence des membres plus âgés. Elle est souvent, par définition, considérée comme hostile par sa belle-famille. Son pouvoir, elle l'imposera la nuit. Son empire s'exerce dans l'alcôve, véritable combat pour la prédominance, le premier devoir du mari étant de la satisfaire. Pour les hindous, la sexualité représente un des aspects positifs de l'existence.
Related Posts with Thumbnails