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jeudi 1 décembre 2016

France

Provence


En Provence la tradition voulait que l’on ne se marie pas durant les mois de mai, juillet, septembre et novembre. On ne se mariait pas non plus pendant le Carême, ni même pendant la période de l’Avent (avant Noël). Les jours fastes pour se marier étaient le mardi, le jeudi et le samedi. On ne célébrait pas d’union les lundi et vendredi. Le mariage, le même jour, de deux frères ou de deux sœurs portait malheur.
La robe de la mariée ne devait pas entrer dans la maison avant le matin de la cérémonie. Au cours de la cérémonie religieuse, au moment de s’agenouiller, si le jeune marié arrivait à poser le genoux sur la robe de sa future femme, c’est lui qui aurait autorité dans le couple. Mais si la jeune fille n’entendait pas être dominée, elle devait plier le doigt quand le garçon lui passait la bague.

Le chiffre maléfique
Le chiffre neuf avait une signification maléfique, on ne se mariait donc pas les 9, 19 et 29 du mois. Le neuf porte deuil.

Le mauvais sort
Pour éloigner le mauvais sort on mettait du sel dans la poche du costume du Marié et dans les souliers de la mariée. Jusqu’en 1914, le costume de la mariée Arlésienne était le plus souvent en noir. Quant au mari, il portait un costume classique noir.

Le Cortège
A la sortie de l’Hôtel de Ville, un ou deux Tambourinaires ouvraient la marche en jouant un air traditionnel. Ce sont ces mêmes Tambourinaires qui faisaient danser les invités pendant le repas de noces.

La Cérémonie religieuse
Lors de la bénédiction par le curé des jeunes mariés, deux jeunes filles tenaient un voile au-dessus de la tête de la mariée. Ce rite fait référence à l’Ancien Testament, où il est dit "Toute femme qui prie ou prophétise la tête découverte fait affront à son chef". La mariée ne nouait sa coiffe qu’au moment d’offrir à la Vierge, son bouquet composé de fleurs blanches. A la sortie de l'église A la sortie de l’église les mariés devaient passer sous un arceau fleuri en se donnant le bras. Le mari remettait à sa femme, la clé de la demeure qu’elle devait accrocher au clavié fixé à sa ceinture. Une coupe de blé était alors remise à la jeune mariée qui devait jeter le contenu sur les parents de son époux afin d’indiquer son intention d’apporter la prospérité dans sa nouvelle famille. Les invités du cortège lançaient à la volée des dragées et de la monnaie. Les jeunes mariés devaient, ensuite, sauter une barre fleurie, ou ruban, symbole de leur passage dans une nouvelle vie.

Le Repas de noce
Au cours du repas les jeunes époux devaient manger la soupe dans la même écuelle. Puis on remettait à la mariée trois petits pains. Elle en donnait deux à sa famille et un à ses amis signifiant ainsi qu’elle se devait d’être économe et de nourrir d’abord sa famille sans cependant ignorer ses amis. Le repas avait une très grande importance. Il pouvait durer du début de l’après-midi jusqu’à l’aube. Durant le repas, danses et autres animations distrayaient les invités.

La jarretière
C’est au cours du repas que l’on enlevait la jarretière de la mariée, tradition qui persiste de nos jours. Un garçon d’honneur était chargé de faire la quête dans un des souliers de la mariée. Soulier qui contenait la jarretière. Cette tradition, toutefois, ne se pratiquait pas dans les régions maritimes de la Provence.

Bretagne
En Bretagne , la tradition voulait que les mariages réunissent de très nombreuses personnes ; au même titre que les travaux des champs qui se faisaient en commun et réunissaient les membres des fermes voisines par solidarité rurale, les mariés et leur famille invitaient logiquement tous ces voisins et amis en plus des familles qui étaient souvent très grandes. Les mariages s'étalaient sur plusieurs jours et commençaient toujours au village de la mariée vers lequel les convives se rendaient en cortège au son des binious et bombardes. Le cortège était arrêté à l'entrée du village par une corde tendue en travers de la route et que quelques sous permettaient le passage .

Les traditions de l'époque voulaient que les hommes soient séparés des femmes et des enfants, que seules quelques planches posées à même le sol faisaient office de tables et que des tranchées étaient creusées afin que les invités puissent s'asseoir. Les repas étaient préparés par des cuisinières occasionnelles qui s'affairaient plusieurs jours durant pour satisfaire les nombreux invités. Il était bien évident que le repas ne pouvait se passer de pain, tradition sacrée qui n'existe pratiquement plus aujourd'hui. La fin du repas était marquée par la distribution du fars breton.
Chaque mariage se terminait parfois très tard dans la nuit par les traditionnelles danses bretonnes et une partie de la noce se retrouvait le lendemain pour le retour de noce. Pendant les repas se trouvaient à l'écart les mendiants ; chacun d'eux avait par tradition une part du festin.
Bien plus tard, vers la fin des années 40, le costume breton a laissé place au costume de ville (pour les hommes au début) et la femme plus tard.
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